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Le film polonais connaît actuellement une succès international considérable. L’exemple le plus remarqué est celui du drame en noir et blanc par Pawel Pawlikowski « Ida » qui a gagné l’Oscar pour le meilleur film étranger. C’est sous ces prémisses qu’a ouvert le 22 avril la 10ème édition du filmpolska à Berlin. Jusqu’au 29 avril, le festival propose en outre de ce film largement acclamé une sélection d’environ 80 productions actuelles et historiques méconnues du grand public. C’est l’occasion pour les cinéastes de se plonger dans un choix cinématographique très divers allant du drame à la comédie sociale et même au film d’horreur.

Wladyslaw Pasikowski présente avec « Jack Strong » un film d’espionnage dépourvu des clichés habituels.

« Jack Strong » est le pseudonyme du colonel Ryszard Kulinkski, membre de l’armée polonaise pendant la Guerre Froide. Les Soviétiques dictent de façon doctrinaire le comportement de leurs alliés dont les Polonais font partie. L’armée polonaise se voit participante des plans guerriers des Soviétiques basés sur l’armement nucléaire. Le film parte de cette situation précaire. La figure de Kulinski a véritablement existé. Le colonel avait accès aux plans et à toutes les information secrètes concernant ces manoeuvres. Il décida de collaborer avec les Etats-Unis pour essayer d’éviter le déclenchement d’une troisième guerre mondiale qui aurait probablement été le résultat de ces interventions soviétiques. Sa mission réussie, mais ces supérieurs se rend compte qu’il y a une taupe entre eux et commencent à investiguer.

Le film de Pasikowski se distingue des films d’espionnage habituels par son style tranquille, presque documentaire. La période historique est très soigneusement décrite de sorte que le spectateur se sent très proche des événements. Kulinski n’est pas un héros classique qui court l’arme à la main d’un côté à l’autre. Il est surtout un homme intelligent, consciencieux et bon père de famille qui cherche à protéger sa famille au même point que sa nation. Il n’est pas non plus à la recherche d’un moment d’adrénaline, il est sensible et sa panique est démontrée de façon réaliste. Le film manque d’actions ce qui fait pourtant sa force et l’approche des adaptations cinématographiques des romans de John le Carré (« La Taupe », 2011, par Tomas Alfredson, « Un homme très recherché », 2014, par Anton Corbijn). De plus, de la même façon que chez le Carré l’ensemble de l’histoire joue exclusivement dans les hauts cercles des fonctionnaires. « Jack Strong » est surtout à ne pas rater pour tous les amateurs de ces figures d’héros silencieux et de cette atmosphère particulière des années 70.

filmpolska

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